lundi 7 mars 2016

17 ans et toutes ses dents (ou presque)



Parce qu’il est des anniversaires qu’il serait criminel de passer sous silence. Et au mois de janvier, Uncut Movies a fêté ses 17 ans. Nous vous avions déjà dit tout le bien que nous pensons de cet éditeur intransigeant dans un article posté sur ce blog le 7 novembre 2013 pour célébrer la sortie de The urge to kill. Depuis lors, pas mal d’eau a coulé sous les ponts. À l’époque, nous sortions tout juste notre deuxième vague de trois romans. Aujourd’hui, le catalogue de TRASH comporte 18 titres. 

En parallèle, celui d’Uncut Movies s’est étoffé de quatre films supplémentaires, et non des moindres. Humongous, Thanatomorphose, Necronos et Madhouse sont ainsi venus rejoindre leurs 63 illustres prédécesseurs. 23 VHS et 44 DVD. 67 titres en tout, soit quatre films en moyenne par an depuis 1999. 67 façons d’aller « à l'encontre du politiquement correct et de secouer un certain conformisme », selon les mots de l’éditeur. Soit exactement ce que nous nous employons à faire nous-mêmes, à notre modeste échelle depuis bientôt trois ans. 






 














De là à dire que le duo orléanais fait pour nous figure de modèle, il n’y a qu’un pas que nous avons déjà franchi. On n’a jamais fait mystère de nos influences : la collection Gore, c’est évident. Mais pour ce qui concerne l’aspect logistique de notre démarche éditoriale, TRASH est bien plus proche d’Uncut Movies et de Rivière Blanche que du Fleuve Noir des années 80.

D’où le fait que nous sommes très fiers d’avoir été désignés à plusieurs reprises par Romuald et Patrice comme leur « pendant littéraire ». En effet, quelques mois après le début de nos activités, la première phrase qu’a été capable de prononcer bébé TRASH ressemblait à quelque chose comme : « quand je serai grand, je voudrais être Uncut Movies ».





















Comme le disait non sans malice un certain Thierry Lopez, Uncut Movies, « ce sont un peu nos grands-pères à tous ». Reste que Thierry Lopez, c’est la moitié d’Artus Films. Et il est venu souhaiter un bon anniversaire à ses petits camarades sur certain réseau social bien connu. De même que Stéphane Bouyer, du Chat qui fume, autre pourvoyeur de DVD très apprécié de la TRASH-team. Et quand deux éditeurs indépendants délivrent ce genre de signal à un troisième, ce n’est pas anodin. 

En effet, qu’on apprécie ou pas les films qu’ils proposent, les personnes derrière Uncut Movies forcent le respect. Et quand on apprécie leur travail, ce respect se change en admiration. Qui peut à l’occasion se doubler d’une véritable amitié. Je pense qu’à ce stade vous avez compris où nous nous situons. De toute façon, si vous suivez ce blog, vous savez déjà que les articles de complaisance, c’est pas trop notre truc. Chez TRASH, on ne parle que de ce (et de ceux) qu’on aime.

C’est pourquoi, à l’heure où l’éditeur est sur le point de faire deux superbes cadeaux à ses fans (le terrifiant American guinea pig et le Troma-tisant Poultrygeist devraient paraître très bientôt), nous ne pouvions manquer de nous manifester. D’où cet article pour mieux souhaiter, avec un peu de retard, un excellent anniversaire à Uncut.





















Et à propos d’anniversaire : ce blog a eu trois ans il y a un mois. Déjà. Alors trois ans, par rapport à 17, ça fait un peu petit joueur, certes. Enfin bon, c’est pas comme si on faisait un concours, hein. Le plus important pour nous est de pouvoir convier à la fête ceux qui resteront les premiers acheteurs historiques de TRASH. Tout un symbole, donc.

Un symbole dont nous profitons sans vergogne pour nous joindre aux nombreux fans qui réclament des rééditions de certaines VHS épuisées. Les anciens Schnaas et Ittenbach en DVD, voire un joli coffret avec les quatre Fantom Kiler, ça aurait quand même fière allure pour célébrer les 18 ans du label l’an prochain, non ?

Mais pour l’heure, n’hésitez pas à vous ruer sur le numéro sept du fanzine Toutes les couleurs du Bis, exclusivement consacré à Uncut. Stéphane Erbisti, autre grand amateur de TRASH, y passe en revue l’intégralité des films édités par Romuald et Patrice, et ce fastueux dossier est complété par une interview exclusive des deux intéressés. Qui a dit « indispensable » ?