mardi 23 avril 2013

Sado-masochisme


Le collectif TRASH aime la soumission. Mais pas celle que vous croyez... (Enfin, si, cependant là n’est pas l’objet de ce billet). En ce qui concerne la soumission de romans, sachez que notre programme est complet jusqu'à juin 2015. Par conséquent, nous ne sommes pas, à l'heure actuelle, en demande de tapuscrits. Nous espérons, par la suite, nous montrer plus accueillants. Mais de telles dispositions ne sont pas d'actualité. Nous ne sommes donc pas "ouverts" aux soumissions, à proprement parler. Nous ne garantissons pas la lecture ni une réponse aux textes envoyés.  D’autre part, nous ne procèderons à aucune réexpédition à l'envoyeur en cas d'envoi de manuscrit papier.

Malgré ces précisions, il s'en trouvera toujours pour envoyer quand même de la bidoche sur pages. C'est pourquoi nous apportons les précisions suivantes:
- Un roman TRASH fait entre 160.000 et 190.000 signes, espaces compris.
- Il ne suffit pas qu'il y ait des scènes gore ou malsaines dans votre roman, il faut que celui-ci soit, dans son ensemble, gore/malsain/provocateur/outrancier/dégueulasse...

- Par ailleurs, il ne suffit pas, pour écrire un roman Trash, de déverser le contenu d’une poubelle sur papier. Ne seront examinés que les textes respectant les règles élémentaires en matière d’orthographe, grammaire, syntaxe et conjugaison.
(En gros, c'est pas parce qu'on fait du Trash qu'il faut que notre prose pue des pieds).  
L'adresse à laquelle envoyer vos productions est trasheditions@gmail.com.

Nous vous conseillons bien évidemment d'attendre nos premières sorties en juin pour découvrir le style maison avant d'envoyer vos travaux. En outre, même si ce n’est pas indispensable, une solide connaissance de la collection Gore est un « plus » non négligeable. Si vous êtes - très - patient et prêt à toucher une rémunération - totalement - ridicule, vous disposez à présent de toutes les informations nécessaires. Mais n'oubliez pas que TRASH n'est pas en demande effective de romans.

lundi 15 avril 2013

NECROPORNO


NECROPORNO

Un roman de Robert Darvel, illustré par Willy Favre.
Notre numéro 1 !!

Extrait: 

...[il gratte, gratte, gratte ses aisselles enflammées par le va-et-vient de ses bras, il se gratte les reins, son bas-ventre est rouge, et pourtant rien ne le soulage de l'atrocité qui lui dévore l'aine. C'est comme si ses chairs grouillaient d'une effervescence de termitière, quelque chose d'inouï, une fièvre, un émiettement, tout à l'heure il s'est pissé dessus, hurlant de douleur, du sang mêlé à son urine, suivi d'une humeur blanche, son gland ressemblait à la tête de Ash dans Alien, enflammé, moussu, baveux.]...

lundi 8 avril 2013

Le GORE, si t'en reveux, y'en ren'a !

Le Collectif TRASH, toujours dans l'optique de vous conseiller quelques lectures juteuses, revient vous causer d'un numéro de la mythique collection qui nous a nourri de sa sève écarlate. 

Aujourd'hui, nous nous arrêtons sur l'avant dernier GORE.


La Chair sous les ongles, GORE n°117,  sorti en juillet 1990. 
Ecrit par François Sarkel (couverture de Dugévoy). François Sarkel, auteur rémois, a également écrit sous le nom de Brice Tarvel. Il est également l'auteur de Silence Rouge, un autre récit très proche d'un GORE, dont nous aurons l'occasion d'évoquer bientôt. Mais revenons à nos méchouis...



Ça raconte quoi ?

Gilbert Joussin est un fils à maman, un gros bonhomme pas très dégourdi qui vit toujours chez sa mère, à Reims. Il faut dire que Joussin a de gros problèmes de digestion. Il ne supporte que la chair de « cochon blanc » et ne peut rien manger d’autre. Le « cochon blanc », le terme codé pour désigner de la viande humaine que sa mère lui procure, vieille dame attentive à la bonne santé de son bambin quinquagénaire.

Et un jour, ce sont des choses qui arrivent, sa mère décède. Joussin se retrouve seul dans sa petite maison rémoise, sans savoir d’où venait la viande humaine lui permettant de se nourrir et avec l’estomac qui gronde de plus en plus…

Pourquoi lire ce Gore ?

Parce que c’est un thriller sec, nerveux qui nous permet de découvrir l’horreur quotidienne pouvant se cacher derrière un pavillon de banlieue anonyme. Parce que les cannibales ici, ressemblent aux gens qu’on peut croiser dans un supermarché de province, et que cette proximité, ce cadre réaliste et l’action « mesurée » renforcent plus encore l’impact de ce roman.

Et les jauges ?

Ces jauges ne sont en aucun cas une note de « réussite », c’est juste notre manière affectueuse d’évaluer à quel point les dégradés de rouge deviennent ici des rouges dégradants.

GORE et tripailles : 9/10
VIOLENCE et scènes choc : 7/10
SEXE et heu… cul : 5/10

Alors, ça vaut le coup ?

Mais carrément, Francis ! (désolé, si aimable lecteur, tu ne t’appelles pas Francis). Une petite pépite d’horreur froide mais goûtue, qui ne sent pas la viande faisandée et promet de riches saveurs de lecture. Et si tu veux retrouver Joussin, il ne serait inutile de te procurer le Bal des Iguanes, de Brice Tarvel, chez Lokomodo.

Et surtout, La Chair sous les Ongles est rééditée très bientôt chez Rivière Blanche !
Voir ici.

A bientôt pour une nouvelle pépite écarlate !